Le web participatif

Le web participatif

Catégorie : Sujets divers | Publié le 29/10/2015 | Il y a

Qu’entendons nous par « web participatif » ? Appelé aussi Web 2.0, ce terme est employé pour la première fois par Tim O’Reilly et John Batelle, lors d’une conférence donnée en 2005. Le web participatif est considéré comme une évolution sociale grâce aux nouvelles technologies.

Internet a permis de créer une nouvelle société virtuelle, avec de nouveaux métiers, une nouvelle forme d’économie et de partage. Le Web 2.0 offre aux utilisateurs la possibilité d’avoir des interactions sociales de tous types (entre-aide, partage de connaissances, échange d’opinions) par le biais de communautés plus ou moins réactives. C’est une forme du web qui induit à la participation : les utilisateurs peuvent intervenir sur une page par le système de commentaires sur les blogs, de wikis ou de forum par exemple. Le web participatif est aussi personnalisable : chaque usager peut créer son propre web, de la création d’un site jusqu’à la personnalisation de son moteur de recherche ou de sa page de démarrage. Le web 2.0 marque donc le deuxième âge du web, une ère basée sur le partage de données et l’échange. Le web n’est plus considéré comme un ensemble de logiciels mais comme un fournisseur de services.

Un web centré sur les utilisateurs

Les usagers, par leurs actions sur un site, y ajoutent de la valeur : ils contribuent au développement des plateformes, qu’ils soient usagers actifs ou passifs. Les informations récoltées permettent d’améliorer le service : nous pouvons illustrer ce cas avec l’exemple d’EBay, où le vendeur est noté en fonction de la qualité de l’envoi du produit. L’utilisateur devient en quelque sorte « co-développeur » du site. Les données et médias que les usagers partagent peuvent être mélangés afin de créer de nouveaux concepts ou services : c’est le phénomène des  « architectures participatives ».Le site web n’est plus un lieu où sont entreposées les données et vers lequel d’autres sites renvoient, c’est une base de données, composée d’informations externes. L’exemple le plus parlant est celui de Google Maps : le site rassemble les données d’autres sites afin de proposer ses cartes. Les architectures participatives correspondent donc à un ensemble de sites qui permettent aux utilisateurs de partager, d’enrichir et de contribuer à son contenu.

Le pouvoir donné aux internautes

Il n’existe pas de hiérarchie dans cet univers et l’utilisation par les masses du web 2.0 tend à changer les relations sociales. En effet, c’est un monde parallèle qui se construit au fur et à mesure, édifiant ses propres règles. C’est le monde de l’entreprise qui va en ressentir les effets le plus rapidement, l’entreprise 2.0 étant en plein développement. Nous vivons dans une société réactive et rapide : certaines institutions, comme les banques, ont tendance à avoir une temporalité « à part ». Les entrepreneurs désirent saisir une opportunité dans un contexte mouvant, passer par le web participatif est souvent un coup d’accélérateur pour assurer des décisions rapides. C’est dans ce contexte que le crowdfunding trouve sa place : il permet à ses usagers des réponses quasi immédiates et des retombées rapides.

Les analystes parlent maintenant d’un troisième âge du web, l’ère 3.0, une période sémantique qui n’est pas encore arrivée. Le web sémantique serait donc une phase où de nouvelles connaissances seraient créées à partir de celles déjà présente sur Internet.

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