Le poste client, un élément d’évaluation du risque indispensable.

Le poste client, un élément d’évaluation du risque indispensable.

Catégorie : Sujets divers | Publié le 14/09/2016 | Il y a

Des études statistiques montrent que le poste client équivaut à 40% du total bilan des entreprises.

Il va sans dire que cela est l’un des principaux facteurs à prendre en compte dans l’évaluation du risque d’exposition d’une entreprise. Cela est d’autant plus vrai pour les TPE et les PME. Un quart des défaillances étant dues à des impayés…

Avoir une vision globale du poste client est de ce fait un bon indicateur pour un analyste crédit. Et c’est un des principaux déterminants de l'octroi de financement.

Certains ratios permettent d’avoir une vision synthétisée de la santé d’une entreprise. Ils sont issus des données bilancielles. Les comptes sont donc la base de l’étude de la solvabilité d’une entreprise.

L’ordonnance n° 2014-86 de janvier 2014 a modifié quelque peu les obligations comptables des micros et petites entreprises. Ainsi ces dernières si elles sont toujours tenues de déposer leurs comptes au greffe du Tribunal de Commerce, ne sont plus désormais obligées de les rendre publics. Toute étude de demande de financement effectuée auprès de PrêtStory ne peut se faire sans la transmission par le demandeur de ces données bilancielles. Sauf dans les cas particuliers de démarrage d’activité. Dans ce cas, les analystes de PrêtStory réclameront un prévisionnel élaboré par un professionnel et se baseront sur d’autres analyses annexes. Le test de mesure de la capacité décisionnelle du demandeur, développé par les scientifiques de l’équipe de PrêtStory, viendra conforter l’ensemble des études.

Comme nous le disons plus haut, les ratios tirés des comptes bilanciels permettent un premier aperçu.

En voici quelques-uns parmi les plus usités, il y en a d’autres :

L’EBITDA permet de mesurer le niveau de rentabilité du processus d’exploitation d’une entreprise. Il permet de jauger la création de richesse générée par une entreprise et de la comparer aux entreprises du même secteur d’activité. C’est un terme anglais. A quelques variantes près, on peut l’apparenter à l’EBE (Excédent Brut d’Exploitation) qui ressort des études comptables.

Le Gearing est le ratio de la dette financière et bancaire nette sur les capitaux propres de l’entreprise. Selon les secteurs d’activité ce ratio peut parfois être élevé en raison d’investissements nécessaires au bon développement. Il doit être comparé à des entreprises similaires

Le DSO (Days Sales Outstanding) est le délai moyen de règlement des clients de l’entreprise. Ce ratio mesure le nombre de jours qui s’écoulent avant la réception des paiements par les clients. Soit le délai pour transformer une vente ou un service en trésorerie. Il s’agit du chiffre d’affaires « en attente ».

Le DPO (Days Payable Outstanding) indique le nombre de jours avant que l’entreprise ne paie ses fournisseurs.

Au-delà de ces ratios, en théorie représentatifs de la solvabilité de l’entreprise, il faut vérifier la capacité de cette dernière à honorer ses engagements et donc il faut se pencher sur les notions de flux et de cash, on parle plus communément de « cash-flow ». Le cash-flow, mesuré sur une période suffisante permet d’avoir une vision très précise de l’activité d’une entreprise.

Les ratios financiers présentent cependant des limites pour une bonne évaluation du risque…

Premièrement, les données bilancielles donnent une vision décalée de la situation de l’entreprise. Les ratios calculés sur un bilan ne tiennent donc pas compte de la conjoncture au moment de l’étude. Idéalement, ils doivent être issus de données actualisées, une situation comptable est donc souhaitable.

Sans autres éléments complémentaires les ratios n’apportent pas une information complète. D’où l’intérêt d’un échange direct avec le ou les dirigeants qui peut permettre de mieux connaître la stratégie commerciale ainsi que les potentielles difficultés de l’entreprise. Et les moyens employés pour les résoudre.

Pour en revenir à notre préambule, les analystes de PrêtStory s’attachent particulièrement à connaître le poste client du demandeur, et cela grâce à un échange direct avec ce dernier. La base d’une relation de confiance passe par là !

 

Partager cet article