Idées reçues sur le Financement Participatif

Idées reçues sur le Financement Participatif

Catégorie : Crowdlending, Crowdfunding, | Publié le 20/10/2015 | Il y a

Il fait couler beaucoup d'encre en ce moment sur internet, le crowdlending (ou prêt participatif) a résolument la côte. Si les articles se multiplient, certaines idées reçues ont la peau dure.

«  C’est un investissement risqué, ce genre de pratique est faite seulement pour les gens qui aiment l’incertitude ! » 

C’est dit, et re-dit, aucun site ne peut vous garantir que les projets proposés réussissent à coup sûr. Mais quand même, il ne s’agit pas non plus de parier au hasard. En tant qu’acteur, vous choisissez le projet auquel vous voulez prêter. Et le site hébergeur vous accompagne dans ce choix, en présélectionnant les projets candidats, en mettant à disposition toutes les informations nécessaires et même souvent en indiquant un degré de « confiance ». Entre excès de prudence et prêt à l’aveugle, trouvez ce qui vous convient.

« Pour prêter sur ces sites, il faut mettre à disposition une grande  somme d’argent »

En fait c'est le contraire, les sites sont contraints par une limite maximale d’argent que peuvent miser les prêteurs, plutôt qu’une somme minimale. L’inscription est généralement gratuite, donnant même lieu à des avantages lors du lancement du site, et vous êtes libres de choisir la somme que vous souhaitez déposer dans votre porte feuille virtuel. Le site lui-même vous accompagne dans le choix de la somme, ou du taux d’intérêt, dans les premières situations de prêt.

« Ces transactions ne sont soumises à aucune réglementation au final ! »

La loi a mis un peu de temps pour s’adapter à ces nouvelles situations mais c’est chose faite, notamment depuis Octobre 2014. En conférant aux sites le statut d’ « Intermédiaire en financement participatif », cette loi les responsabilise officiellement dans la protection des intérêts des utilisateurs : emprunteurs ou prêteurs. Et ce notamment en plafonnant les sommes empruntables (1 million d’euros par projet) et prêtables (1000 euros avec intérêts, 4000 sans). De plus, de manière tout à fait logique, il est dans l’intérêt du site de fidéliser ses utilisateurs, et non de les livrer sans « outils » dans le monde de la finance.

« Plus la plateforme est connue, moins je prends de risque »

Dans la même veine que la déclaration précédente, le risque zéro n’existant toujours pas, la taille de la plateforme ne le réduit pas pour autant. Probabilité de réussite du projet et popularité du site ne sont pas liés. En prêteur averti, vous devez regarder les méthodes de sélection des sites qui vous intéressent, et voir quels outils disponibles sur ces derniers vous conviennent le mieux. Quitte à aller vers des sites plus spécialisés que les plateformes générales si le cœur vous en dit.

De nouvelles idées à véhiculer… Ou à expérimenter sur la Toile. 

Partager cet article