Blockchain et Crowdlending, on y est !

Blockchain et Crowdlending, on y est !

Catégorie : Blockchain | Publié le 04/04/2016 | Il y a

Emmanuel MACRON a choisi le crowdlending pour officialiser l’entrée de la Blockchain dans la finance française !

A l’occasion des 3° assises de la finance participative, le mardi 29 mars 2016 à Bercy, le ministre a fait plusieurs annonces qui confirment la place grandissante de la finance participative dans l’économie et l’intérêt qu’elle suscite.

L’une de ces annonces est une véritable révolution et préfigure déjà une nouvelle ère technologique, économique et même sociétale. On vous dit pourquoi.

Bien que l’état ait décidé de légiférer en 2014 la finance participative, avec notamment la création de statuts et l’attribution de prérogatives, certains acteurs du crédit participatif utilisent les bons de caisse pour financer les projets d’entreprises. Ainsi ces plateformes, comme la pionnière Unilend, permettent également aux personnes morales et aux institutionnels de rentrer dans la boucle du financement au côté des particuliers. Via ce que l'on peut considérer comme un titre financier. D’autres depuis lui ont emboité le pas.

Ce soudain retour du bon de caisse, a suscité une intention du gouvernement de reprendre le contrôle de ce moyen de financement, quelque peu oublié, mais remis à l’honneur par le financement participatif.

Mais ce que nous retiendrons par-dessus tout, c’est qu’au-delà du fait que ce seront les plateformes avec un statut de Conseiller en Investissement Participatif (CIP) qui seront autorisées à proposer des bons de caisse, c’est sur la Blockchain que le gouvernement entend s’appuyer pour la mise en œuvre de ces derniers. Et c’est une révolution car à ce jour c’est la première fois que l’Etat manifeste son intention d’adopter cette technologie véritablement disruptive.

« Nous allons profiter de l’ordonnance sur la réglementation financière, chargée de dépoussiérer les bons de caisse en créant des minibons, et pour expérimenter sur la blockchain ». – Emmanuel Macron.

Pour que cela soit possible il faudra adapter quelques règles comme « celle qui impose un dépositaire central pour les titres cotés ». L’adossement à une blockchain sera tout d’abord expérimenté pour les bons de caisse, d’ailleurs une ordonnance dans ce sens « vient de partir au Conseil d’État ». Généralement souscrits pour une durée d’un mois à cinq ans, ces titres représentatifs de dette « constituent une forme d’émission obligataire simplifiée, ouverte aux SARL ».

« Les minibons constitueront des formes d’émissions obligataires très simplifiées qui seront notamment accessibles, comme c’est le cas pour les bons de caisse actuels, aux SARL. Elles pourront être souscrites par des personnes morales ou physiques et ce, dans la limite du plafond des CIP. » dixit Emmanuel Macron.

En cas de succès, Bercy envisagerait déjà d’étendre le champ d’application de cette blockchain aux titres non cotés « afin de favoriser l’émergence d’une Bourse des PME » voire pourquoi pas aux bourses de valeurs cotées, comme la Bourse de Paris.

La blockchain est donc d’ores et déjà une composante du crowdlending, et elle risque de prendre place très rapidement dans notre quotidien dans bien d’autres domaines.

PrêtStory vous tiendra informé.

Vous pouvez également retrouver notre tribune parue en janvier dernier dans le magazine LesEchos.fr et qui préfigurait l'importance de la blockchain et son implication incontournable dans le crowdlending... 
http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-146402-finance-participative-blockchain-les-fintech-entre-espoir-et-inquietude-1195368.php

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